boulimie

La boulimie est souvent la conséquence d’un traumatisme ?

De réels traumatismes peuvent entraîner une brusque entrée dans la boulimie. À 16 ans, une adolescente souffre de boulimie depuis un viol subi à l’âge de 12 ans. Aujourd’hui, elle se sent sale, son corps la dégoûte, c’est comme cela qu’elle a commencé à se faire vomir.

Elle fait des crises chaque fois qu’elle pense au traumatisme qu’elle a subi. De cette façon, elle déplace ses préoccupations et elle détruit ce corps qui, pour elle, est la cause de son viol. Elle est convaincue que tout vient de son corps qui a provoqué un désir. Elle estime donc que plus son corps sera laid, moins elle sera susceptible de revivre un viol. II arrive également que la boulimie survienne après la perte d’un être proche. Le deuil difficile amène l’adolescent à la dépression et la nourriture peut devenir un moyen d’apaiser, une fois de plus, les sentiments et souvenirs douloureux, le vide affectif qui s’est créé.

Mais il faut savoir que la boulimie n’a jamais une cause unique

Les traumatismes comme le divorce ou la mort d’un être cher sont des événements déclencheurs de la maladie, mais les causes sont souvent plus profondes et liées à tout ce qu’un jeune doit affronter au moment du passage à l’âge adulte. L’adolescence est ainsi une période d’extrême fragilité. Vous ne vous aimez plus, vous ne vous reconnaissez plus et parfois la moindre goutte d’eau peut faire déborder le vase. D’autres facteurs entrent en jeu, mais la cause de la boulimie est propre à chacun. Il faut prendre en compte les changements qui se produisent à l’adolescence, mais également votre histoire, votre personnalité…

Comment contrôler le gavage lorsqu’on est insatiable ?

Quand les malaises de l’alimentation sont infernaux, il faudra consommer autrement dans le but d’atténuer les poussées de boulimie. Il faudra se nourrir modestement, néanmoins manger normalement, en mélangeant les produits protéinés et les farineux, en petites parts. Pour remporter la bataille, le Cookeo de chez Moulinex sera un compagnon obligé pour cuire en un instant une alimentation salutaire et cohérente.

Témoignages d’adolescents ayant subi un traumatisme affectif

« Quand je mange, je ne pense plus à rien, seulement à mes biscuits. C’est vraiment là que je me sens le mieux, dans la boulimie. Je n’arrive pas encore à canaliser toutes mes peurs, mon histoire et tout ça. Mais surtout, le moment qui me fait le plus de bien, c’est une fois que tout a été englouti et que je me sens comme une baleine échouée. Là, je peux fout refaire sortir, purifier mon corps, le laver de tout ce que je lui ai fait subir ».

« Mes parents ont divorcé quand j’avais 14 ans. C’est à partir de ce moment-là que j’ai commencé à avoir des comportements boulimiques. Je me sentais tiraillée entre mes deux parents, je ne trouvais plus ma place dans leur vie ni dans la mienne, sauf quand je mangeais. J’étais bien là, quelque part, en sentant mon ventre se remplir ».

Le sport de haut niveau ?

Certains milieux sont fortement touchés par les troubles du comportement alimentaire. L’univers du spectacle, notamment, avec la danse, le patinage artistique, le monde des mannequins. En effet, souvent, les exigences des personnes qui suivent et surveillent ces jeunes sont draconiennes. Lorsque vous avez passé toute une partie de votre vie à pratiquer un sport pour en faire votre métier, il est difficile de renoncer. Pourtant, votre corps vous envoie des signaux, il ne peut résister longtemps à un traitement trop pénible. Le plus difficile, c’est de prendre la décision d’arrêter, de trouver une autre voie pour vivre des sensations aussi fortes. En même temps, vous savez que si vous continuez, vous prenez des risques pour votre santé à cause du stress et des exigences qui vous sont imposées.

Comme cette jeune fille qui raconte sa vie de jeune danseuse. « À 8 ans je suis entrée à l’ école de danse. On me disait que j’étais très douée et que j’irais loin. Mais tous les jours, les responsables fouillaient dans mon sac pour retirer mon goûter, mes bonbons. J’étais surveillée foute a journée. Quand je sortais, je passais devant une boulangerie et j’avais envie de tout acheter. Le problème, c’est qu’on avait des régimes très stricts et que je n’avais pas le droit de manger des pâtisseries. Alors, pai trouvé une solution. J’achetais toutes les choses qui me faisaient envie et qui m’étaient interdites, je les fourrais dans mon sac et je me cachais dans le grenier pour avaler tout ça en cachet te. Après, pour ne pas grossir, je me faisais vomir. J’ai fait ça pendant six ans, jusqu’à ce que mon corps craque et je me retrouve à l’hôpital, aux urgences ».

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